Cette série est constituée de portraits de femmes prostituées datant de la fin du 19ème siècle jusqu’à la guerre 39-45 principalement que j’interprète en dessin selon les sensations qu’elles évoquent pour moi.

Je voulais questionner leur importance dans l’histoire (la grande histoire est faite de petites et d’intimes qu’on ne voit pas ou peu…). J’avais envie de mettre en lien ces portraits avec la série des endormies pour questionner justement ce qu’est un portrait et confronter leurs points de départ : dans cette série « les anonymes – les abîmées » le visage fait face et la sensation définit la personne. Pour « les endormies », c’est ce qui les borde qui les définit : leur nom et ce qu’elles évoquent avec les paysages de tissus.

Pour faire un portrait, doit-on partir de ce qui entoure la personne ou de son visage pour être le plus proche d’une personne ? Et aussi, une identité (si définissable soit-elle) peut elle se voir autrement que dans la sensation?

Quoi qu’il en soit, l’image aussi se donne à voir.

Voici quelques œuvres.

Cliquez deux fois sur les images pour les agrandir.